« Coming out » d’une humaine (pas une robote) — 1 juillet 2018

« Coming out » d’une humaine (pas une robote)

J’ai perdu l’habitude d’écrire. Avant, dans un passé pas si lointain, celui de ce blog, j’écrivais plutôt facilement, les mots me venaient à l’esprit. Je corrigeais quelques tournures de phrase, assez peu en fait, et je me relisais pour éviter les fautes d’orthographe. Maintenant, j’ai l’impression d’être rouillée parce que le temps qui me sépare de la période scolaire où j’étais incitée – contrainte – à écrire augmente de jour en jour.

Heureusement, je suis rapidement arrivée à me débloquer cette nuit, à écrire cet article. Pour moi-même, sans savoir si ce billet sera publié ou non. Ne pas être lue et parler de moi : c’est la seule recette que j’ai trouvé pour me remettre à écrire.

Je suis perdue dans des considérations existentielles situées au fond de l’abysse qui sépare le bonheur de la recherche de perfection. Deux notions que je confonds si souvent. « Corrige, améliore, fais, relève-toi, améliore-toi, fais bien, c’est pas fait pour toi, je suis un échec, applique toi, change, c’est pathétique, c’est ta faute, fais un effort, lâche prise, t’es trop ci, trop ça, aucune humilité, t’es la meilleure, arrête de te conformer, t’es bizarre, change, arrête d’être trop dure envers toi même, j’ai peur, pourquoi toi, change, lâche prise, je suis émotionnelle : assume le ! cache le ! assume le ! cache le ! ». Parce que sans me demander mon avis mon inconscient a intégré que je dois me pousser pour être heureuse. Faire toujours plus et mieux. Mais je suis incapable de faire la différence entre « avancer » et « me pousser du haut d’une falaise ». J’ai peur de trop me pousser, et dix minutes plus tard de ne pas en faire assez. Parce que je suis dans le flou, dans le trou flouté de la vie. Beau. Mais flou. Parce que je me demande encore ce qu’être adulte signifie.

Je suis déjà en train de faire mon propre procès à exposer cette vulnérabilité dont je faisais pourtant l’éloge dans le précédent billet.

Je me trimballe plusieurs années de prise de conscience politique et féministe. Je ne compte pas les centaines d’heures par mois passées à regarder des vidéos, écouter des podcasts, lire des articles. Cette éducation qui ne s’apprend pas à l’école. Mais qui est la seule à pouvoir changer le monde.

Aujourd’hui j’ai une obsession : « je veux transmettre un message ». Parce que je veux changer le monde. Je ne pense pas que j’ai un impact mais j’ai assez d’égo pour avoir envie d’en avoir un. Après tant de réflexions et de temps passé à cumuler et à admirer des modèles, des exemples, des femmes extraordinaires, dans ma vie et de par internet, j’en suis venue à une conclusion pourtant très simple : l’exemple. C’est par l’exemple que tu peux inspirer, changer la réalité. Et si ta réalité est trop dure à changer, remplie ta fiction de ton monde intérieur, et fais-en profiter les autres.

Même si faire ou ne pas faire, créer ou ne pas créer, est si compliqué, commence par une chose que seule toi peut faire : montre ta vulnérabilité. Car elle est belle. Et même si tu la trouves moche, sache qu’elle est humaine. Et je ne veux pas être un robot. Parce que je n’en suis pas un.

 

Ce blog a une très faible audience d’un maximum de 3 personnes, mais c’est déjà beaucoup trop pour appuyer sur « Publier ». Hmm. Je pense pas que ce soit une falaise.

Peut-être ?

Publicités
Éloge de la vulnérabilité — 8 avril 2018

Éloge de la vulnérabilité

Parce qu’on en a tous plusieurs.

Parce que le savoir permet de faire moins de mal à son voisin.

Pourquoi ? Parce qu’on connaît nos cicatrices et que si quelqu’un appuie dessus on n’aboie pas. On parle. Comme des êtres humains civilisés. On ne se venge pas. On dit « fais gaffe, y’a une cicatrice là ». On hausse les épaules, on sourit et on dit « c’est la vie ». Et l’autre n’insiste pas.

On fait avec qui on est et ce qu’on a.

Je crois que c’est ce qu’on appelle le respect.

Merci à toutes les personnes dont le peu de vertues me permet de voir les miennes plus distinctement.

Je suis fière d’être celle que je suis devenue.

La promesse — 28 août 2016

La promesse

De ne plus rester auprès de quelqu’un qui ne me considère pas comme la personne extraordinaire que je suis.

De ne plus accepter d’être considérée comme une petite chose fragile.

De ne plus m’oublier au profit d’autres personnes.

De m’accepter telle que je suis.

De ménager la personne avec laquelle je vais devoir composer toute ma vie : moi.

D’être heureuse.

 

Ce matin — 26 août 2016

Ce matin

Ce matin, un nouveau jour s’est levé dans ma vie.
Un jour où tu n’es pas là.

Ce matin, il faisait humide sans une goutte de pluie.
Tu ne m’as pas suivie.

Pas cette fois.

Ce matin, j’ai grandit un peu plus, car j’ai souffert encore.
Encore. Encore. Encore.

Ce matin, j’ai compris à quel point je tiens à toi.
Je t’aime.

Mais cette fois.
C’est un nouveau matin.

J’ai changé de métier — 15 avril 2016

J’ai changé de métier

Mon ancien métier

Développeuse de site internet, d’application mobile, de logiciel. Je gère une équipe, je définis des cahiers des charges, je tiens un budget, un planning. Ca paye minimum du 40.000 euros à l’année pour mon expérience.

J’ai fait toutes mes études sur l’informatique. Une licence de l’Université Pierre et Marie Curie en Informatique générale. Une licence et un master de l’Université Paris Dauphine en MIAGE (Méthodes Informatiques Appliquées à la Gestion des Entreprises).

Je me suis lancée dans un cursus en apprentissage car ma volonté d’indépendance était très forte. J’ai pu subvenir à mes propres besoin après 3 ans d’étude supérieures à vivre au crochet de mes parents, cela m’a apporté beaucoup de bonheur d’être la propre actrice de ma vie.

Après mes études je suis partie à l’étranger, dans une PME française pour monter un bureau de développement en Inde. Recrutements, gestion de projet, développement mobile. Pression, délais, j’ai bien géré malgré ce que j’appelle aujourd’hui du harcèlement.

En revenant d’Inde, je me suis lancée à mon compte. J’ai travaillé pour une PME guyanaise à distance en voyageant à travers le monde, en rencontrant des gens.

Mon nouveau métier

Récemment, j’ai abandonné mon ancien métier. J’ai commencé à donner des cours à domicile.

  • Maths
  • Anglais
  • Informatique

J’ai des élèves de 14 à 19 ans.

L’enseignement, je ne connaissais pas du tout. J’ai passé un entretien dans un organisme de soutien scolaire.

J’ai été évaluée sur mon niveau dans ces matières ainsi que sur ma pédagogie et ma motivation.

Je parcours l’Ile de France pour donner des cours.

Je suis payée entre 14 et 21 euros l’heure de cours.

Pour une heure de cours, selon la matière 20 minutes à 3h de préparation (parce que je débute).

Prochain article : Pourquoi je fais ça ? Pourquoi j’arrête un métier valorisé dans la société ? Pourquoi j’arrête un métier bien payé ? Pourquoi j’arrête un métier où il n’y a pas de chômage ? Pourquoi j’arrête un métier pour lequel j’ai un aussi bon cv ? Pourquoi j’arrête un métier que j’aimais ? Pourquoi j’arrête un métier où je suis bonne, ou je me suis tant donnée ? Préparez-vous à un article engagé.

Ces souvenirs — 23 mars 2016
Merci mon amour — 11 mars 2016

Merci mon amour

Pour essuyer les larmes du poème précédent je mets en ligne un texte plus joyeux que j’ai écrit en Novembre 2015 (quelques jours après les attentats) dans l’Orly Bus à mon retour de New York.


Je t’ai rencontré pour la première fois, je n’avais pas encore 10 ans. Nous ne nous sommes pas vraiment présentés, ou bien je n’étais pas très attentive à cette époque. Nous avons appris à nous connaître il y a 9 ans, quand je venais pour d’occasionnels séjours. La magie s’est petit à petit créée, ce ne fut pas immédiat ! Entre toi et moi, pas de coup de foudre, j’ai simplement appris à te connaître.

Deux ans plus tard je m’installais en ta demeure.
6 ans. 6 années à te contempler, t’admirer, t’aimer pour ce que tu es mais aussi pour ce que tu n’es pas. J’ai dansé en ta présence, j’ai aimé, j’ai joué, j’ai tout fait pour me trouver à tes côtés.

Mais enfin, je t’ai quitté. Il y a un an exactement, je suis partie. Enfin pas tout à fait, tu es et seras toujours dans mon coeur. Mais j’ai cette envie en moi, cette envie de voir comment sont les autres. Je te promets que je reviendrai. Je t’aime trop pour ça.

Oui, je le sais maintenant. C’est en revenant d’un toujours trop long séjour sans toi que le sais. Je le vis, aujourd’hui. Je vis au fond de moi cette exaltation que je savais pourtant être vive. Je jubile de te revoir, je ris ! Je ris jusqu’au ridicule ! Je danse de nouveau comme je dansais auparavant car je sais que tu seras toujours là, je sais que tu résisteras.

Merci mon amour de Paris.

Mon coeur de pierre —

Mon coeur de pierre

Ma chère maman.
Je ne te l’ai jamais dit mais j’ai un cœur de pierre.
Y sont gravé le nom de quelques âmes.

Dis moi, maman, comment oublier celles qui n’y méritent pas leur place ?
Limer, casser à n’en plus reconnaître leurs patronymes ? Boucher les trous tel le y de Wolinski ?
Plus je la grave, plus elle me paraît lourde dans le creux de la main.

Maman, tu m’avais pourtant dis que l’amour était doux comme le tien, qu’il était ta raison de vivre et le lien qui nous unissait.
Certains jours, je pense à la ranger définitivement. Ces jours-ci, la douleur part du bout de mes doigts jusqu’au fond de mon être.

Aide-moi, maman, comment vivre avec un tel poids ? Comment revivre l’innocence d’avant, celle pour laquelle tu as tout donné jusqu’au matin de mon indépendance.

Je te prie, maman, de m’expliquer pourquoi il me faut viser les étoiles quand tes bras sont la seule chose qui ne me blessera jamais ?

Je ne veux pas attendre l’érosion de ce minerais de coeur.
J’y mettrais un pansement par âme à cacher pour continuer ma route vers le ciel. Ne pleure pas maman je ne suis plus triste, regarde on ne les y voit plus !

Dis, maman, je sais que tu es la seule à pouvoir aider cette femme que je suis qui ne sait pas grandir, m’aideras-tu à remettre les pansements quand ils ne collent plus très bien ?

Ton courage — 23 janvier 2016
Singapour — 12 janvier 2016

Singapour

Que dire sur cette île, la République de Singapour ? C’est une ville. Mais c’est également un état à lui seul (d’où l’appellation cité-état :D). C’est un état très récent ! Tout est neuf ! Ils ont pris leur indépendance par rapport à la Malaisie il y a 50 ans, et tout s’est construit très vite, très grand et luxueux. Le centre ville est d’une propreté incroyable, à l’instar de villes telles que Tokyo ou Hong Kong.

J’avais entendu parler des nombreuses règles à respecter telles que traverser sur les passages piéton, ne pas fumer n’importe où, drogue interdite, propagande homosexuelle punie par la loi etc. Alors, pour mettre les choses au clair, il n’y a pas de peur à avoir ! Vous n’allez pas vous faire verbaliser parce qu’une caméra dans la rue vous aura repérée à traverser quand le petit bonhomme est rouge… Mais il est vrai que la population est bien plus disciplinée que par chez nous (elle fait la queue en file indienne, ne jette pas de papiers par terre…) ! Bref, pour en revenir aux choses interdites, ils ne rigolent cependant pas avec la drogue. Je vous laisse juger par vous même, voici le petit mot sympathique qui accompagnait le formulaire d’immigration : « WARNING. DEATH FOR DRUG TRAFFICKERS UNDER SINGAPORE LAW ». Alors oui, quand on voit ça, ça refroidit ! C’est un sentiment étrange d’entrer dans un pays qui te rappelle dès ton arrivée qu’ils ont toujours la peine de mort…

La législation d’un état n’est pas toujours très comprises par ses habitants et surtout par les étrangers ne connaissant ni l’histoire ni la culture qui s’invitent dans un pays pour la première fois. Voici donc un petit exemple qui se range exactement dans cette incompréhension. La prostitution est légale. Là dessus rien de très choquant pour nous (quoi que, moi je le suis) étant donné que plusieurs pays européens l’autorisent également. Par contre, il est interdit de posséder de la pornographie. Oui oui, tu peux aller voir les p*tes mais pas naviguer sur Yo*porn. LOGIQUE IMPARABLE.

Ecartons-nous des sujets sérieux et regardons côté météo : c’est sympa, il y fait dans les 30 degrés avec cependant une humidité importante que beaucoup risqueraient de ne pas supporter. En ce moment c’est la saison des pluie, j’ai donc eu le droit à quelques averses (il m’a fallu attendre plus d’une heure que cela passe avant de pouvoir continuer la visite du jardin botanique). Il pleut assez régulièrement mais sur une courte durée, rien à voir avec nos longues journées de pluie parisiennes.

Saviez-vous que Singapour est une ville verte ? De nombreux parcs très fourni en verdure, voire même en forêts luxuriantes (le climat aide !). Certains de ses parcs sont auto-suffisants et entièrement écologiques. C’est la ville la plus verte de toute l’Asie, c’est dingue !

Pour ce qui est multi-culturel, on est servi. 4 langues officielles : le mandarin, le malais, l’anglais et le tamoul. La communauté la plus représentée est celle des chinois. Ensuite peut-être les indiens ? Il y en a vraiment beaucoup ! Enormément d’expatriés vivent à Singapour. La communauté des français de Singapour représente 20000 personnes. Pour une si petite île, c’est énorme.

Multiculturel signifie donc des repas de toutes sortes. On y trouve de tout, de la baguette de pain au naan indien, des restaurants hongkongais aux sushi japonais en passant par les pâtes italiennes. C’est moins cher qu’en France, mais pour l’Asie cela reste très cher tout de même.

Petit topo sur l’argent entre la France, Singapour et la Malaisie : le même plat se trouve à ce prix-ci (voir ci-dessous) dans les trois pays. C’est le même chiffre mais pas la même valeur ! 😀

  • 13 S$ (= 8.3 euros) -> Singapour
  • 13€ -> France
  • 13 RM (= 2.71) -> Malaisie

Quand on sait que la Malaisie est limitrophe à Singapour, ça fait un peu mal au porte monnaie 🙂

Pour conclure, Singapour est une grande ville moderne et multiculturelle, très propre et aux infrastructure qui feraient rougir la mairie de Paris. Mais c’est aussi une « République » (démocratie à un parti avec interdiction de critiquer le pouvoir… entendre dictature quoi) très stricte où vous êtes susceptibles de payer des amendes pour un peu n’importe quoi. Y vivent de nombreux expatriés et riches entrepreneurs qui profitent d’une vie très confortable.